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15 septembre 2021

Lancement du rapport de Capital Economics – Favoriser la croissance, l'emploi et la prospérité en Afrique

L'Economic Development Board of Mauritius a lancé une nouvelle étude montrant comment Maurice peut contribuer à favoriser la croissance, l'emploi et la prospérité en Afrique.

Pourquoi cette étude a-t-elle été commandée ?

L'Afrique s'affirme rapidement comme une terre d'opportunités et la prochaine frontière de la croissance, et la vision du gouvernement mauricien est de consolider la position de Maurice comme pôle et comme acteur clé pour orienter des investissements de qualité vers le continent. Il s'agit d'une stratégie ambitieuse mais importante, et l'Economic Development Board a commandé cette étude afin de documenter le rôle que nous avons joué pour la région, d'en tirer des enseignements et de veiller à ce que les fondations essentielles soient posées pour soutenir et mettre en œuvre la stratégie du gouvernement.

Ces dernières années, malgré de nombreux défis, de nombreux pays africains se sont engagés dans un processus de transformation, connaissant des taux de croissance sans précédent, une hausse des échanges et des investissements, ainsi qu'une transformation structurelle. Selon le FMI, pour les pays en développement d'Afrique, l'investissement direct étranger est un moteur essentiel de la croissance et du développement futurs, ce qui représente une opportunité pour le Mauritius International Financial Centre (IFC).

La stratégie africaine de l'IFC mauricien repose sur cet appétit pour les investissements étrangers, pour l'accès au financement et à l'expertise à destination et en provenance de l'Afrique. Notre stratégie contribuera non seulement à faire de l'Afrique un continent prospère, mais créera aussi d'importantes retombées pour l'économie mauricienne dans divers segments et secteurs d'activité.

Le constat le plus révélateur de cette étude est sans aucun doute le rôle fondamental que joue activement notre IFC pour stimuler la croissance économique et la prospérité en Afrique, apportant ainsi un éclairage indispensable sur la valeur de notre juridiction dans cette partie du monde.

Pourquoi Maurice pourrait-elle être considérée comme un modèle pour les autres places financières africaines ?

Je voudrais d'abord souligner le rôle historique et important de Maurice comme trait d'union dans la région africaine. Stratégiquement située au cœur du Triangle d'or, reliant l'Asie et l'Afrique au reste du monde, Maurice s'est imposée naturellement comme un pôle de connectivité maritime ainsi que d'activités de services financiers. Dès le XVIIe siècle, Maurice servait de pôle régional de paiement et de règlement aux négociants d'Occident, du Moyen-Orient, d'Afrique, d'Inde et de Chine. Nous avons également une longue histoire bancaire : la plus ancienne banque commerciale d'Afrique subsaharienne opère depuis Maurice depuis 1838.

Aujourd'hui, le secteur des services financiers est l'un des plus dynamiques et des plus performants de notre économie. Maurice s'est forgé une solide réputation de place financière, et notre secteur des services financiers a fait preuve de résilience face à la pandémie de Covid-19, avec un taux de croissance et une contribution au PIB estimés respectivement à 1,1 % et 13 % pour l'année 2020, ainsi qu'une architecture bancaire allant au-delà des exigences minimales de solidité monétaire et d'adéquation des fonds propres.

Forte de trois décennies d'expérience dans l'investissement et la finance transfrontaliers, l'IFC mauricien repose sur un écosystème robuste et est particulièrement bien placé pour jouer un rôle stratégique en attirant des investissements et en promouvant la prospérité pour l'Afrique et sur l'ensemble du continent. L'ambition de Maurice de compter parmi les principaux IFC de la région découle du rôle que nous jouons déjà en tant que catalyseur d'investissements de qualité sur le continent.

Les conclusions de cette étude attestent de notre engagement, en soulignant que plus de 80 milliards USD d'investissements à destination de l'Afrique sont domiciliés à Maurice. L'un des résultats les plus marquants de l'étude est que Maurice contribue à hauteur d'environ 6 milliards USD par an aux recettes fiscales des gouvernements africains.

Néanmoins, comme vous le savez, les investisseurs ne se limitent pas aux incitations fiscales lorsqu'ils investissent via un IFC. Ils recherchent notamment des places financières expertes et dignes de confiance, offrant stabilité, bonne gouvernance, facilité de faire des affaires, démocratie économique et infrastructures solides – et Maurice coche toutes les cases.

Pays africain très stable et démocratique, Maurice propose une gamme de produits et services sophistiqués pour servir la communauté internationale des investisseurs dans leurs investissements axés sur l'Afrique.

De fait, plus de 40 % du total des investissements de Maurice vers l'Afrique, soit près de 18 milliards USD transitant par nos sociétés de global business, sont dirigés vers des pays avec lesquels Maurice n'a pas de convention fiscale.

Le pays accueille de nombreuses banques internationales, fonds d'investissement, cabinets comptables, sociétés de capital-investissement, holdings d'investissement et autres institutions financières. Ce soutien constant et cette confiance durable des institutions multinationales de services financiers témoignent de la valeur de l'IFC mauricien et des avantages distinctifs qu'il offre.

Que pouvez-vous souligner quant au rôle des places financières dans la reprise économique africaine ?

Alors que la pandémie se prolonge et provoque une crise économique généralisée, le besoin d'investissements concrets en Afrique s'intensifie pour parvenir à la reprise économique. Selon la Banque mondiale, une reprise plus rapide au lendemain de la pandémie exige de stimuler les investissements et de constituer un portefeuille de projets bien définis contribuant à la croissance et à la cohésion sociale.

Il est donc impératif que Maurice et les autres IFC jouent un rôle stratégique pour stimuler davantage l'investissement étranger sur le continent, surtout si l'on veut combler le déficit d'investissement de l'Afrique, estimé à 7 000 milliards USD, afin d'atteindre les Objectifs de développement durable à l'horizon 2030. Un volume important d'investissements étrangers en Afrique sera nécessaire pour atteindre ces objectifs.

Un IFC ne se limite pas à mutualiser des investissements ou à générer des rendements financiers : comme l'a révélé l'étude, un IFC conditionne également un impact mesurable, bénéfique, social ou environnemental pour les pays bénéficiaires. Par exemple, le rapport souligne que 4,2 millions d'emplois en Afrique continentale sont soutenus par des investissements étrangers transitant par l'IFC mauricien.

L'Afrique est un marché en croissance pour Maurice, et les chiffres d'investissement issus de l'enquête de Capital Economics en témoignent. Au cours de la dernière décennie, les investissements en Afrique de l'Est et en Afrique de l'Ouest ont augmenté respectivement de 29 % et 27 %, tandis que les investissements en Afrique australe ont progressé de 56 %. L'étude met également en évidence le fait qu'en l'absence de places financières stables comme Maurice, dotées de protections juridiques solides et de l'expertise nécessaire pour administrer les transactions, les investisseurs réticents au risque pourraient choisir de ne pas investir du tout.

Alors que nous, nations africaines, nous engageons sur la voie de la reprise économique, je suis convaincu que Maurice possède les atouts nécessaires pour accompagner le continent dans sa quête de prospérité, de développement économique, d'opportunités d'emploi et d'amélioration de la qualité de vie nécessaires pour atteindre les ODD, d'autant que la population africaine devrait presque doubler pour atteindre 2,5 milliards d'habitants d'ici 2050.

Vous trouverez davantage d'informations sur l'étude et pourrez la télécharger ici.

Les articles publiés ici reflètent l'opinion de leurs auteurs respectifs et pas nécessairement celle de la World Alliance.